Jeudi 29 Juillet

Publié le par Ubudanse

Gaëlle et Johanne se lèvent plus tôt que les autres pour profiter des lueurs matinales. Pendant que Gaëlle prend des photos, Johanne s'offre un bain frais et revigorant dans la mer. (Rien de tel qu'un bain aux aurores pour se mettre d'aplomb!).


brume du matin 

Brumes du matin sur la plage de Pemutran


 

plage

Plage de Pemutran

Un rapide petit déjeuner, et nous reprenons nos engins, direction Labuhan Lagang où nous prenons le bateau en compagnie d'un guide fort sympathique nommé Wayan. Nous embarquons pour l'île de Pulau Menjangan, réputée pour la plongée et le snorkelling (plongée avec seulement masque et tuba).


mangrove reserve

Embarquadère de Labuhan Lagang 


Quelques bateaux nous ont devancés mais tout le monde trouve son bonheur sans se gêner. L'impression est générale, c'est magnifique! Rien à voir avec le site de Lovina. Bien que beaucoup de coraux soient morts, on peut voir certains aux couleurs incroyables, du jaune fluo au bleu lagon, en passant par le vert pâle, violet électrique...  On trouve là-bas une variété impressionnante  de poissons multicolores, de toutes les formes et de toutes les tailles, qui se déplacent en bancs ou en solitaire. Les étoiles de mer sont aussi atypiques, bleu turquoise dont les branches sont comme des boudins (mais des jolis boudins!). Il y a tant de choses à voir, de détails qui pourraient nous échapper que l'on pourrait rester flotter dans cette eau claire pendant des heures. Mais le plus impressionnant reste encore les superbes tombants de plus de 30 mètres: Ainsi vous nagez au-dessus des coraux à un mètre en-dessous de vous et juste à côté, la paroi plonge, ce sont les fonds marins. On croirait que des rayons de lumière jaillissent des abysses (c'est l'effet d'optique des rayons du soleil sur la mer). Si vous n'avez pas la frousse, c'est toujours sympa d'enlever son tuba et de plonger quelques secondes au plus près des parois tombantes, c'est là qu'on voit les plus gros poissons! L'effet de profondeur, de chute est saisissant, effrayant! Imaginez que vous vous trouvez au bord d'une falaise, et que vous vous jetez dans le vide, mais sans tomber, juste flotter au dessus de cet immense volume bleu... Absolument inoubliable!


tombants

Johanne nageant au dessus des tombants 


Notre guide Wayan a emmené le bateau plus loin, il nous attend tranquillement en écoutant de la musique. Pour remonter sur le bateau, ils nous faut nager au-dessus des ces cuves d'eau, autant dire que cela n'a rien de très rassurant! Wayan nous demande dans un anglais aux accents délicieux si nous avons aimé, et si nous avions déjà vu un tel spectacle. Les visages émerveillés suffisent à répondre à la question, ce qui fait rire Wayan. Il nous indique d'un ton enjoué où nous pouvons replonger, et c'est reparti pour un spectacle ravissant. On se laisser bercer par les vaguelettes, et en restant immobiles suffisamment longtemps, on se retrouve entouré d'un banc de poissons que l'on peut admirer de plus près encore.


vue sur java

Vue du bateau sur Java!


Nous remontons ensuite sur le bateau, un peu fatigués mais ravis. Wayan tente de convaincre Johanne de pousser sa soeur à l'eau (parce qu'il a bien remarqué que les tombants, c'est pas trop notre tasse de thé) ils sont farceurs ces Balinais! (Il est mort de rire rien qu'à l'idée de le faire...). Nous repartons ensuite vers la terre ferme, Wayan discute avec nous, pose pleins de questions (comme tous les Balinais!). Il sort ensuite son appareil photo, nous met dans la boîte et nous montre les clichés qu'il a pris des fonds (on aime tous l'appareil photo de Gaëlle mais il va pas sous l'eau...)les poissons, les coraux... Tout un monde merveilleux! Retour à l'embarcadaire, petite douche histoire de se rincer, et on repart illico presto pour rejoindre la ville de Gilimanuk.


bali

Dans le bateau, vue sur le Parc national de Bali



petit temple

Toujours des temples, même sur le bateau!


La route est déserte (disons par rapport à l'habituel trafic!). Gilimanuk est une ville qui ressemble à tant d'autres à Bali, c'est-à-dire pas de centre, seule une grande route la traverse. La proximité de l'île de Java, musulmane de son état, fait foisonner les mosquées. Nous nous arrêtons déjeuner dans un warung où nous dégustons un nasi campur (le seul plat servi) très, très relevé! Nous laissons nos motos chez le propriétaire du restaurant qui a aimablement accepté de nous les garder, et nous partons prendre le bateau.

Sur le ferry, nous croisons plusieurs femmes voilées, certaines des pieds à la tête: on sent le changement de lieu. La traversée dure une petite demi-heure, on aperçoit des plages magnifiques. On grignote quelques délicieuses cacahuètes et des pisang goreng pour passer le temps (et aussi parce que le nasi campur épicé ne nous a apparemment pas assez retourner l'estomac!)


bateau bali java

Notre ferry, vue sur Bali


Arrivés à Java, on tente de trouver un bémo au terminal. Si tôt qu'on s'est arrêté pour marchander un prix, une dizaine de javanais nous entoure déjà. Ils sont beaucoup plus vifs et énergiques que les Balinais, le marchandage est rude. Pour ceux qui l'ignoreraient, un bémo est une sorte de van déglingué qui fait office de taxi commun. On est serrés, ça cahote de partout mais c'est un truc à ne pas manquer! Les bémos ont leur charme, c'est amusant, et le plafond est moltonné (ce qui peut se révéler utile pour les grands!)


bemo java

Nous voilà dans le bemo!


Sur la route, nous apercevons une mosquée en construction (seule la charpente était faite) mais déjà, la voix du muezzin s'élève du bâtiment. Certains de nos lecteurs n'ont peut-être jamais eu la chance d'entendre l'appel à la prière; c'est un moment grisant: En pleine journée, la voix se mêle aux bruits de la circulation intense, des conversations, bref du brouhaha quotidien qui anime la ville. Mais tôt le matin, ou le soir, la voix du muezzin s'élève dans le silence qu'on observe aux premières ou dernières lueurs de la journée, un son qui berce et vous transporte dans une ambiance magique.


pousse pousse

Cyclo-pousse de Java

L'accueil de l'hôtel est chaleureux encore une fois. Nous profitons de la piscine, nous détendons en poursuivant nos lectures passionnantes. Quelques poulets au curry plus tard, nous voici dans nos lits, parés pour une nuit réparatrice et courte; parce que demain, réveil à 4h pour partir à l'ascension du volcan Kawa Ijen!

Nous tenons à remercier Gurvan (frère de Gabriel) et l'équipe de Bali authentique sans qui nous n'aurions jamais pu vivre de tels moments car ces régions excentrées d'Ubud nécessitent une nuit à l'hôtel. Les hôtels à l'ouest de Bali sont rares et inabordables financièrement. Des désistements de clients pour des chambres d'hôtels nous ont valus cette expérience magnifique qui n'est accessible qu'à très peu de gens, nous insistons sur le fait que nous sommes très très chanceux!

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Publié dans carnet de route

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