Mercredi 28 Juillet
Au réveil de cette nuit inoubliable au Harry's et un petit déjeuner continental nous prenons la route vers 8h pour nous rendre à l'hôtel Pendok Sari situé sur la côte nord ouest de Bali à Pemuteran. Se rendre jusque dans cette parie enclavée de Bali est une chance inespérée pour deux raisons : d'une part, nous ne payons pas la chambre grâce à une mystérieuse manoeuvre de Gurvan, et d'autre part car les cours de danses et musique se déroulent toujours le week end. C'est pourquoi nous avons saisi cette chance et nous sommes rendus dans cette région isolé aux paysages arides qui nous rappellent vaguement les paysages méditerrannéen.
A quelques kilomètres de Pemutaran se trouve le Taman Nasional Bali Barat (parc national de l'ouest de Bali), unique parc de l'île et qui couvre pas moins de 19 000 hectares. S'ajoute à ce chiffre l'extension qui couvre 55 000 hectares supplémentaires et 7000 hectares de récifs coralliens. On y trouve toute sorte de végétaux et d'animaux tels que des singes noirs, des macaques, des cerfs de Java, des chevrotins, ... Malheureusement pour nous, il n'y a plus de tigres depuis un bon moment déjà !
La région avait commencé à tirer profit des sites de plongée dès les années 90, dont les fonds recèlent bon nombres de poissons tropicaux, tel que les poissons clowns. Mais les coraux ont subit le réchauffement de l'eau suite au phénomène El Nino qui a endommagé une large partie du récif. Pour faire face à ce problème, un groupe de gérant d'hôtel et de clubs de plongée s'est associé aux dirigeants locaux afin de mettre en place un nouveau système : créer un nouveau récif avec de l'éléctricité. A partir de matériaux locaux, la communauté a construit des dizaines de cages en métal qui ont été placé sur le récif menacé et qu'ils ont ensuite branchés sur des générateurs de très petite puissance installés sur terre. Le courant stimule la formation de calcaire sur les cages et engendre du nouveau corail très rapidement. C'est ainsi que la petite baie de Pemuteran s'enrichit en corail à une vitesse cinq à six fois supérieure à la croissance naturelle !