Mercredi 4 août
Réveil tardif car Gaëlle n'a pas entièrement retrouvé la pêche. Vers midi , nous prennont la direction de Sukawati pour faire un petit tour au marché local. Il s'étend sur une surface plus ou moins grande, à l'extérieur mais aussi dans un grand bâtiment exclusivement réservé au marché. A l'intérieur, l'hygiène n'est pas le mot d'ordre, on peut sentir l'authenticité des lieux. Les commerçants ne sont absolument pas agressifs, au contraire, toujours prêts à discuter. On peut trouver de tout : fruits & légumes, repas traditionnels mais aussi des vêtements, du tissu, des objets de décoration, accessoires de danseuses, tongs, sacs, etc ... Gaëlle fait l'acquisition de deux marionnettes à une vendeuse fort sympathique, et dont la soeur nous salue d'un large bruit sorti du tréfond de sa gorge ... Typiquement asiatique !
Marché aux légumes intérieur de Sukawati
Marché extérieur
Sur le chemin pour rejoindre Johanne et Gabriel à Ubud pour manger, nous croisons un dresseur de singe, occupé à raconter une histoire à quelques enfants que le singe mime. Amusant au premier abord, nous constatons tout de même que le singe ne doit pas mener le même train de vie qu'à la Monkey Forest ... Quelques mètres après, deux balinaises se jettent littéralement sous nos roues pour traverser la route. On s'arrête de justesse mais on ne peut s'empêcher de grommeler contre l'imprudence typiquement balinaise.
Singe à vélo
Les enfants sont fascinés par ce singe
Nous déjeunons à Ubud, dans un restaurant qui s'occupe parallèlement une association dont le but est d'aider les enfants handicapés, où nous dégustons l'habituel nasi goreng.
Pendant que Gabriel et Johanne filent au cours de musique, nous rentrons à Batubulan récuperer les affaires nécessaires au cours de danse.
Les danseuses ne sont pas nombreuses aujourd'hui : certaines travaillent, d'autre vaquent à de mystérieuses occupations et ne peuvent donc pas assister au cours. Anna et Melati sont présentes, et font travailler la danse Pendet à Gaëlle sous les yeux des autres danseuses. Cette danse nécessite beaucoup de concentration et la compréhension de la logique qui régit toute danse. Nous sommes d'ailleurs interrompus par une troupe d'étudiants en architecture fraîchement arrivés de Java et venus visiter l'exposition du mari de Melati, Popo Danes.
Gaëlle et Anna
Pendet Dance
Anna
Puis vient l'heure du classique avec au programme, une intense révision de la chorégraphie afin de danser dans les meilleurs conditions samedi soir ! La maman de notre jeune danseuse de quatre ans est présente et nous discutons avec elle pour en savoir un peu plus sur la politique de l'Indonésie. Elle met un certain temps à nous donner le nom du président, et se trompe sur le nom de son parti. Nous avions déjà compris bien avant que la politique n'intéressait pas beaucoup les balinais, du moins ceux que nous avions rencontrés jusque là. Mais elle nous apprend une chose intéressante, à savoir qu'un festival se tient ce soir à Sanur pendant quatre jours. Chose inhabituelle pour nous occidentaux, certains jours, le festival débute à 4h du matin ... Elle me dit que ce soir elle s'y rend avec son mari - tout deux travaillent sur des bateaux de croisières, elle en tant que serveuse et lui comme agent de surface - et nous invite à se joindre à eux. A la balinaise, je lui réponds que ça peut-être une perspective intéressante mais je ne lui confirme pas totalement notre présence!
Final chorégraphie classique
Joli relevé sur demi-pointes!
Le cours s'étire jusqu'à 19h puis Melati nous invite à déguster du tofu à la balinaise. Florine essaie vainement de faire un signe à Gaëlle pour qu'elle refuse - ayant déjà fait les frais du tofu en Chine- mais Gaëlle accepte avec un enthousiasme débordant... En attendant le tofu, Melati discute tranquillement avec Sadu, un des administrateurs du studio tandis que nous nous extasions sur les orchidées qui fleurissent l'exposition.
Popo nous rejoint et nous nous installons dans la cuisine privée du studio pour les manger. Ils se revèlent finalement mangeables, grâce à la sauce à la cacahuète qu'on trouve partout à Bali. Néanmoins cela reste difficile à finir. Gaëlle trouve une excellente excuse pour ne pas finir sans être malpolie : "Oh tu sais Melati, je suis encore un peu malade". ! Quant à Florine... tant bien que mal mais rend grâce à la sauce cacahuète ! Nous ne sommes pas des grands mangeurs de tofu !
"Comme dirait Agung, c'est BON le tofu !"
Nous rentrons trop tard pour se rendre à Sanur mais avec la promesse de nous y rendre le lendemain !