Mardi 3 août

Publié le par Ubudanse

 

Aujourd'hui, aucun cours de prévu que ce soit en danse ou en musique. La veille, nous avons donc décidé de nous rendre dans la région de Gunung Batur, sorte de cuvette peuplée de monts volcaniques. Mais c'est sans compter sur les aléas d'un séjour sous les tropiques : Gaëlle ne se sent pas bien, pas bien du tout, frappée d'une grippe aigue,  nous remettons donc notre périple à plus tard. Alors que Gaëlle s'enferme dans la chambre, fiévreuse, nous aidons Gurvan à éradiquer les fourmis de son jardin (fourmis, qui, soit dit en passant, peuvent se révéler très méchantes !). Quand je dis "nous", c'est en fait Gabriel qui l'aide tandis que Johanne et moi, en bonne reporter, nous prenons des photos et filmons la scène.
Agung nous rejoint après son travail pour finir d'achever les fourmis.



gaby asperge fourmis

Génocide de fourmis sur le toit

 

     L'après-midi n'est néanmoins pas vraiment perdue, puisque, par l'entremise des livres et d'Agung, nous apprenons tous les jours quelque chose de nouveau à propos de Bali dont voici quelques bribes ... 

L'influence de l'Inde

    L'île des dieux a empruntée de nombreux traits de civilisation à l'Inde, que ce soit pour la cuisine, la médecine, les arts, ... En effet, vers 1340, l'empire Majapahit obtient l'allégeance du souverain de Bali qui fait de l'île la fille de Java et la petite fille de l'Inde. C'est ainsi que Bali garde aujourd'hui une longue tradition hindouiste : le système des castes, l'utilisation du sanskrit comme langue sacrée pour les prêtres et pour les noms de famille nobles, ... La danse, le théâtre, la peinture sont également largement influencés; beaucoup illustre des épisodes des grandes épopées indiennes tel que le Mahabharata et le Ramayana.

Le kecak

Le Kecak est l'une des danse les plus jouées devant le public étranger, bien qu'elle soit en réalité très récente. Exclusivement masculine, la danse kecak est un mélange entre le cak, sorte de gamelan vocal et les cris d'encouragement des propriétaires des coqs lors des combats. Cette danse commence généralement à la tombée de la nuit et s'appuie sur l'un des épisodes du Ramayana.


La nature

La nature est un élément indissociable de la culture balinaise; elle est non seulement omniprésente, mais elle est aussi très importante d'un point de vue religieux. Walter Spies - peintre et musicien allemand expatrié dans les années 1930 - écrira " Il est impossible de définir le sentiment de correspondance que l'on ne manque pas de ressentir  entre les balinais et leurs environnement. C'est bien sûr la chose la plus naturelle du monde et cependant elle nous paraît étrange et exceptionnelle parce que nous avons perdu l'art d'habiter un paysage sans l'endommager, de s'y fondre avec l'élégance des choses de la nature, des plantes, des oiseaux et des animaux."

Les temples sont les meilleurs exemples de cette communion avec la nature : tous sont enfouis dans la jungle sans que l'un ou l'autre prennent le dessus ou d'autre comme Tanah Lot perchés sur des îlots dans la mer.
Suite à une discussion avec Agung sur le climat français - il ne peut toujours pas concevoir que les températures peuvent descendre en dessous de zéro ! - nous avons légérement dérivés sur les sans-abris qui pouvaient mourir de froid la nuit en hiver. Agung a donc expliqué que à Bali, il est interdit dormir sous un arbre parce d'une part, bon nombre d'arbres sont sacrés, mais c'est en plus ceux qui fournissent l'oxygène aux hommes pour vivre, il ne faut donc pas les déranger dans ce processus !
Les marchés par exemple, reposent pour la plupart sous l'ombre protectrice du banian, arbre à la forme très particulière et qui sert de lien entre le ciel et la terre.

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Publié dans carnet de route

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