Samedi 24 Juillet
Ce matin nous partons de bonne heure, direction Sanur!
Détail d'un prahu balinais sur la plage de Sanur
Nous nous rendons dans l'étrange forêt de mangrove, où les arbres habitués à l'eau salée forment une barrière protectrice le long de la côte. On s'y promène à pied sur une passerelle de bois qui nous plongent au coeur d'une végétation dense.
Vue sur une mangrove de Sanur
On est censés pouvoir y voir une grande variété d'oiseaux, de plantes, de crustacés et poissons: Malheureusement la réalité nous a fait constaté que la mangrove est un endroit sale où les déchets s'amoncellent, les planches de bois menacent de craquer et nous n'y avons pas vu un seul poisson ou oiseau!
Passerelle de la mangrove, à vous de juger!
Mais l'endroit reste incontournable pour l'ambiance étrange, les racines des arbres qui poussent dans l'eau formant une sorte de marécage d'eau salée, où vous pouvez apercevoir quelques petits serpents flânant au ras de l'eau...
Nous repartons tout de même un peu bredouilles, même si la ballade matinale fut revigorante.
Nous partons ensuite visiter le musée Le Mayeur, qui est en fait l'ancienne demeure du peintre Bruxellois, qui tomba amoureux de l'île des Dieux (et on le comprend bien!) et qui s'y installa avec sa femme Balinaise Ni Polok au début des années 1930. C'est un musée à voir, même si les tableaux ont été mal conservés et ne sont pas exposés à leur avantage!
Intérieur du musée
On y voit des tableaux de la vie balinaise, des femmes tissant ou préparant les offrandes, ou encore la peinture que Le Mayeur a faite à travers ses différents voyages en Inde, à Venise, Istanbul... Le cadre reste aussi intéressant, on y découvre les pièces de la maison, certains meubles y ont été conservés.
Jardin du musée
Nous filons ensuite à Denpassar pour le cours de danse, où une surprise nous attend : l'habituel cours particulier qui réunissait Melati, Anna et Gaëlle est remplacé par un cours dont les personnages centraux ne sont autre autre que des américaines, fraîchement débarqués de l'Ohio. Pour une première approche, elles s'en sortent plutôt bien. Le cours de Legong se déroule dans la bonne humeur coutumière et largement ponctué de "I can't do that!", pessimisme aussitôt balayé par l'ambiance bonne-enfant. La salle se comble petit à petit de danseuses balinaises tandis que les américains évacuent rapidement le studio pour rejoindre leurs hôtels à bord d'une grosse voiture typiquement balinaise.
Gaëlle et les danseuses américaines
Les élèves sont nombreuses aujourd'hui accompagnées de leurs éternel enthousiasme. Gaëlle se rend compte à quel point elles progressent vite; elle a même l'occasion de faire l'exercice seule, et peut donc les corriger à son gré. La motivation est telle que les danseuses se prennent à répéter le jargon de la danse classique, en français bien sûr, mais teinté d'un accent indonésien tout à fait charmant ! La dernière partie du cours est consacrée à la répétion de la chorégraphie - le début tout du moins - encore très fraîche dans les esprits.
Correction de la pose des bras
Explications pelan pelan (doucement!!)

Chorégraphie du spectacle
Les élèves disparaissent peu à peu et nous voilà seules avec Melati, pour un petit rafraîchissement du legong pour Gaëlle, qui apprend d'ailleurs qu'elle réalisera cette danse au spectacle toute seule. Vraiment toute seule. Avant de partir, nous avons tout juste le temps de remarquer que deux danseuses se sont glissés dans un coin sombre du studio, pour y réviser à loisir les exercices de classique ...
Après une petite discussion concernant le spectacle du 7 août nous regagnons la maison pour aussitôt repartir afin d'assister à la répétition de gamelan dirigé par Made Subandi à Batubulan. Le groupe est essentiellement composé de femmes.
Gamelan composé de femmes, Made Subandi de dos
Made Subandi demande à Gabriel de remplacer la femme qui joue du gong le temps de la répétition!!
Photo floue car fin de la batterie de l'appareil